Vous allez à Lyon ce week-end? Allez donc faire un tour au nouveau local de Jeune Nation!

Le nouveau local d'Yvan Benedetti à Lyon

Après la Traboule le quartier St-Jean dans le vieux Lyon acceuille depuis le 15 novembre un nouveau local, celui de Jeune-Nation. Il s’agit ni plus ni moins que de la maison mère de deux des organisation d’extrême-droite récemment dissoute, l’Oeuvre-Française et les Jeunesses nationalistes.

Comme on l’apprend dans cette invitation personnelle à l’inauguration

La Maison Bleue
5 rue Saint Georges Lyon 5ème
Métro: Saint Jean (Vieux Lyon)
Plan Google 5 rue Saint Georges Lyon 5ème

Plan Google 5 rue Saint Georges Lyon 5ème

Images satellites 5 rue Saint Georges Lyon 5ème

Images satellites 5 rue Saint Georges Lyon 5ème

Jeune-Nation, mais qu’est-ce que c’est ?

Après la fin de la seconde guerre mondiale, la défaite de certains régimes totalitaires (national-socialiste en Allemagne et fasciste en Italie), et les années d’épuration, l’extrême-droite en France vas traverser une crise importante tant sa popularité est faible. Ses valeurs comme son imaginaire très prégnant avant guerre sont rejetés.

L’extrême-droite classique issues de la première moitié du vingtième siècle (qui avait trouvé son expression dans les ligues) est très affaiblie par la seconde guerre mondiale et l’implication d’une grande partie de ses dirigeants dans la collaboration (l’Action Française ne se relèvera jamais de l’emprisonnement puis la mort en 1952 de Charles Maurras). Deux courants dominent alors, les « nostalgiques » et les « poujadiste« .

Certains comme les frères Pierre, Jacques et François Sidos (fils d’un haut responsable de la milice fusillé à la libération, les deux premiers seront quant à eux condamnés aux travaux forcés) vont animer des mouvements néo-fascistes cultivant la nostalgie de Vichy et de la collaboration et célébrant Brasilliach, Degrelle, Pétain… Jeune-Nation, l’organisation des frère Sidos sera la principale représentante de ces mouvements néo fasciste ultra radicaux post-collaboration.

En 1953 Pierre Poujade (ancien du PPF de Jacques Doriot qui fut tout d’abord vichyste avant de rejoindre la résistance en 1942) fonde un mouvement syndical corporatiste très ancré à l’extrême-droite, l’Union de Défense des Commerçants et Artisans (UDCA), c’est dans ce courant que Jean-Marie Le Pen fera ses premières armes en politique trois ans plus tard.

Engagé en Algerie en 1954, Dominique Venner rejoindra Jeune-Nation et y prendra en charge la partie jeunesse et le recrutement dans l’armée pour la cause de « l’Algérie française », Dominique Venner deviendra rapidement un leader du mouvement qui sera dissous après une campagne de terrorisme et une tentative d’attentat contre l’Assemblée Nationale en 1958. Après une tentative avortée de reformer le mouvement sous le nom de Parti Nationaliste, Pierre Sidos et Dominique Venner vont rejoindre brièvement le « Mouvement Populaire du 13 Mai » pro Algérie française crée en réaction aux émeutes d’Alger. Les deux hommes rejoignent ensuite l’Organisation Armée Secrète (OAS) et entrent dans la clandestinité courant 1960 et Venner est arrêté et emprisonné l’année suivante. Il fait la connaissance de Maurice Rollet emprisonné lui aussi pour son appartenance à l’OAS. Dominique Venner va prendre ses distances tant avec l’OAS qu’avec Pierre Sidos, entre temps il a participé à la fondation de la Fédération des Étudiants Nationaliste (FEN) dont il entreprendra de prendre le pouvoir à sa sortie de Prison. Il s’y lie avec le jeune Alain de Benoist et sous leur impulsion un troisième courant vas émerger qui vas devenir plus tard la « Nouvelle-Droite« .

Si Jeune-Nation a été officiellement dissoute en tant qu’organisation elle n’en a pas pour autant cessé d’exister. L’Oeuvre-Française n’a jamais été qu’un prête-nom dont se servait Sidos pour maintenir Jeune-Nation en vie.

Ainsi l’organe de propagande de l’Oeuvre (relançé en 2007 par Jérôme Saumier pour Yvan Benedetti avec Daniel Marc, Edouard de Brisoult ou Ghislain Fabre.) s’appele « Jeune-Nation » et outre son forum annuel a toujours fait ce que peu de journaux font… À savoir : organiser des campings et des camps de cohésion pour néo-fascistes…

En Rhône-Alpes on sait que les disciples de Benedetti sont également proche de la boutique Terre Celtique à Grenoble et que les membres locaux de la secte d’Alain Soral (Égalité et Réconciliation) n’hésitent pas a faire alliance avec eux lors de leurs conférences à la boutique de Christian Mollier.

Ceux qui attendent de l’État et de la Police qu’ils fassent quelque chose pour en venir à bout sont des idiots!

Il faudra plus qu’une dissolution pour faire cesser les activité de cette frange de l’extrême-droite radicale vieille mais résistante. En témoignent l’ouverture de ce nouveau local et les activités récentes que l’on connait à l’organisation sur lesquelles l’actualité ne semble pas avoir prise…

Le soutien et la défense des néo-nazis responsable de l’agression de Villeurbanne:

Provocation des fascistes lyonnais lors de la manifestation du 10 avril 2010

Provocation des fascistes lyonnais lors de la manifestation du 10 avril 2010

Anthony Tracanelli avec sn T-shirt Thor Steinar

Anthony « Trakan » Tracanelli avec son T-shirt Thor Steinar

Le même jour au même endroit

Le même jour au même endroit

Anthony "Trakan" Tracanelli avec son bob blanc et la nouvelle star des agression avec armes à cotés de lui avec le sweat rouge

Anthony « Trakan » Tracanelli avec son bob blanc et accompagné d’une future star avec son sweat rouge

On les retrouvait dans la défense de l’un des responsables de l’agression sauvage d’un couple à la sortie d’un concert à Villeurbanne, Anthony Tracanelli dit « Trakan ». Le soutien se fait via leur association-écran CLAN (Communauté de Liaison et d’Aide Nationaliste) dirigé par Laura Lussaud. La défense de Tracanelli a ainsi été assurée pas Me Pierre-Marie Bonneau, avocat attitré du groupuscule de Sidos/Benedetti. Le CLAN compte aussi parmis les soutiens d’Esteban Morillo, l’assassin d’un jeune antifasciste l’année dernière.

Laura Lussaud à droite lors des commémorations de Predappio à la mémoire de Mussolini cette année

Laura Lussaud à droite lors des commémorations de Predappio à la mémoire de Mussolini cette année

Maître Pierre-Marie Bonneau à droite lors d'une conférence de presse en novembre 2013

Maître Pierre-Marie Bonneau à droite lors d’une conférence de presse en novembre 2013

Appel du CLAN à soutenir l'assassin de Clément Méric

Appel du CLAN à soutenir l’assassin de Clément Méric

Anthony Tracanelli qui était alors en récidive d’agression (en réunion et avec armes), a été mis en examen pour tentative d’évasion au cours de sa détention préventive. Il peut sur ce point remercier sa mère, mise en cause pour complicité dans l’agression de Villeurbanne (c’est elle qui a nettoyé le sang sur la voiture et les armes) et son complice. Son complice c’est José Amorin Magalhaes surnommé le gros José. Néo-nazi (ex-trésorier de l’association Lyon Dissident, paravent du Blood & Honnor) et cocaïnomane lyonnais notoire il était également présent au procès des agresseurs. Pour se faire son idée sur le personnage il suffit de visionner cette vidéo prise par des supporters lyonnais lors des incidents qui ont suivi le match OL-ASSE le 29 octobre 2011. A partir de 0:50 on peut entendre José qui, transpirant la cocaïne, se demande pourquoi il est tout seul. A 1:10 on peut entendre un de ses jeunes fan l’appeler par son prénom.

Un comble quand on connaît les faits d’arme du gros José. Ce dernier s’est rendu coupable en 2011 d’agression sur deux antifascistes avec l’un des agresseurs de Villeurbanne, Benjamin Simard. Une affaire qui s’est soldée par des dénonciations calomnieuses de la part des fascistes puis d’un balançage mutuel devant la police. Pour ce qui est de la tentative d’évasion José Magalhaes s’est présenté à une convocation au commissariat avec en poche la lettre de parloir transmise par la mère de Tracanelli  décrivant le projet d’évasion. Mère et fils ont été définitivement condamné dans cette affaire, qui après avoir fait paniquer la police lyonnaise, s’est révélée être une initiative fantasmagorique.

José Magalhaes aux proçès des agresseurs de Villeuranne

José Magalhaes aux proçès des agresseurs de Villeuranne

José Magalhaes au Bunker Korps Lyon, derrière lui Jonathan Chatain alias Malko (l'un des agresseurs de Villeurbanne) et Pierre Scarano alias Joebar (guitariste du groupe de RAC Match Retours alors secrétaire de Lyon Dissident et actuel dirigeant du Blood & Honnor)

José Magalhaes au Bunker Korps Lyon, derrière lui Jonathan Chatain alias Malko (l’un des agresseurs de Villeurbanne) et Pierre Scarano alias Joebar (guitariste du groupe de RAC Match Retours alors secrétaire de Lyon Dissident et actuel dirigeant du Blood & Honnor)

La présence en Italie lors des commémorations fascistes à la mémoire de Mussolini:

Quand à l’Oeuvre-Française on les retrouvait encore en avril de cette année à Cremona sur la tombe de Roberto Farinacci où à lieu la traditionnelle messe à la mémoire de Benito Mussolini. Le point de convergence annuel des fascistes et de leur amis de la Fraternité Saint Pie X qui célèbrent la messe à la mémoire du Duce.

Revue de presse 26 aprile 2014

Revue de presse 26 aprile 2014

Revie de presse 26 aprile 2014

Revie de presse 26 aprile 2014

Revue de Presse 26 aprile 2014

Revue de Presse 26 aprile 2014

 

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On y retrouve avec les fascistes locaux les fans de Jeunes-Nations, certains en uniforme de l’Oeuvre-Française et d’autre en chemise brunes… Petit extrait de notre album photo:

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