[Vidéo] Cry for Freedom. Dans le centre de détention de Amygdaleza.

La situation ésastreuse des migrants et l'indiférence du gouvernement grec.

Le 13 février un migrant enfermé au centre de rétention d’Amygdaleza s’est suicidé. Cette prison située au nord d’Athènes avait déjà tué deux personnes en novembre dernier, et une autre mardi dernier. A l’intérieur les autres retenus ont répondu par la révolte.

Le lendemain le ministre de la Protection des citoyens du nouveau gouvernement de gauche est venu faire son beurre politique lors d’une visite au centre, en répétant la promesse faite lors de la campagne électorale de fermer les centres de rétention au profit de “centres d’accueil ouverts”. Un groupe d’une cinquantaine de personnes, elles sincèrement contre l’enfermement des étranger-e-s, manifestait devant les murs de la prison au même moment. Les retenus manifestaient de l’autre côté des grilles, brandissant des panneaux en anglais “Liberté. Ici on meurt”.

Destruction des frontières et de toutes les prisons, qu’elles soient de droite ou de gauche.

d’après la presse

[Vidéo] Cry for Freedom. Dans le centre de détention de Amygdaleza, l’indiférence du gouvernement grec.

C’est la première fois que des caméras sont autorisés à entrer dans l’inaccessible centre de détention de migrants Amygdaleza dans la zone ouest d’Athènes: des conteneurs, du gravier et des âmes humaines sur le fil de fer barbelé.

Regardez le Ministre de l’Ordre Public Yannis Panousis comme il marche parmi les migrants mineurs et adultes, qui ont grimpé aux fils et pleurés pour leur liberté, dans un endroit qui ne pourrait être conçu et construit que par un esprit morbide.

Le ministre a promis dans un communiqué que le nouveau gouvernement va tenir la promesse électorale et fermera Amygdaleza, et a demandé un délai.

Quelques heures avant, la veille au soir (le 13 février 2015) à Amygdaleza, un migrant pakistanais malchanceux, Nadim Mohammed, s’est pendu aux barreaux de son lit. Ils l’ont trouvé mort quatre heures plus tard. Il a dit ëtre marié avec des enfants et venait d’être déplacé dans Amygdaleza depuis la Crète où il était détenu précédemment.

Peu avant, le mardi 10 février, un autre prisonnier de Amygdaleza est mort, Sayed Mehdi Akbari, 23 ans, d’Afghanistan. Le diagnostic a dit qu’il souffrait du SIDA et de l’Hépatite C. Il est mort très rapidement et les médecins ont dit que les autorités compétentes ont été lentes à le transporter à l’hôpital, « pour que les médecins ne puissent plus rien faire ».

Athènes, Grèce, le 14 Février 2015.

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