Mais d’où sont-ils sortis, les militants du Bloc Identitaire ?

Bref rappel historique des origines et du parcours politique des initiateurs du Bloc Identitaire

Lorsque l’on parle du mouvement identitaire on pense immédiatemment au très médiatique Bloc identitaire et à sa branche jeunesse, c’est pourquoi nous commencerons par ce dernier. Les identitaires ne constituent pas un mouvement homogène et il existe plusieurs tendances opposées qui ont pour point commun d’être les héritières du travail effectué par le GRECE. Le Bloc identitaire et à présent le Réseau Identité sont en quelque sorte les petits derniers. Le Bloc Identitaire est issue à la fois de la Nouvelle-Droite identitaire et du Nationalisme-Revolutionaire. En effet à l’origine il s’agit d’une reconstitution pure et simple de l’organisation dissoute Unité Radicale elle même issue de Nouvelle-Resistance.

À l’origine était Troisième Voie..

A partir du début des années 90 un groupe prôche de la Nouvelle Droite va tenter à plusieurs reprises d’infiltrer des mouvements sociaux. Il s’agit de « Nouvelle Resistance » une scission de Troisième-Voie due à l’éclatement de celle-ci suite a l’affrontement entre la tendance de Jean-Gilles Maliarakis qui prône un rapprochement avec le FN et les adversaires d’un tel rapprochement, les « tercéristes radicaux » d’Alternative Tercériste. Une tendance à laquelle appartiennent notamment les grenoblois André-Yves Beck et Jean-Marc Vivenza mais aussi Christian Bouchet. Les « tercéristes radicaux » fondent Nouvelle Résistance et André-Yves Beck sous le pseudonyme de « Frederic Larsen » appartient au bureau exécutif de l’organisation aux cotés de Christian Bouchet qui sera avec lui le principal animateur de l’organisation, les deux autres sont Bruno Gayot et Thierry Mudry.

Christian Bouchet

Christian Bouchet

André-Yves Beck

André-Yves Beck

« Jeune Resistance », la branche Jeunesse du mouvement sera quand à elle dirigée par Fabrice Robert. Ce dernier est à l’époque le bassiste du groupe de RAC (acronyme de Rock Against Communism, musique s’adressant aux néo-nazis) « Septembre Noir » puis de « Fraction Hexagone » (où il chantait son fameux « Une balle pour les sionistes, une balle pour les cosmopolites, une balle pour la police »). Il a déjà fait un bref passage au FN, puis à Troisième-Voie et a été condamné en 1991 pour avoir fait de la propagande négationniste. Fabrice Robert distribuait en effet des tracts négationnistes à la sortie des lycées niçois.

Fraction Hexagone RAC robert

Nouvelle-Resistance va se rapprocher de la Nouvelle-Droite et de ses théories et évoluer sur des lignes à la limite du « national-bolchevisme ». Les dirigeant de NRE ont entrevu la potentialité de créer une disponibilité à la périphérie du FN. L’objectif étant de rassembler « abstentionnistes, écologistes, extrêmes gauches, extrêmes droites, régionalistes » pour fonder un « Parti du Peuple ». Malgré un discours qui prend parfois une teinte rouge-brun l’organisation reste magré tout clairement néo-fasciste.
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..la musique raciste

Parralèllement, les dirigeants ont saisi l’intérêt de la musique comme vecteur de ces idées et s’intéressent au Black Metal et à la musique industrielle. En effet c’est au début des années 90 qu’apparaît dans les pays scandinaves ce genre aux réferences souvent douteuses et dont une partie des acteurs multiplient les déclarations haineuses, les agressions antisémites et homophobes mais aussi les incendies d’églises. Bref, que l’on pourrait difficilement considérer comme des gauchistes dans l’âme.

En France c’est via Gregory Ombruck, responsable de Nouvelle résistance dans l’Est, que cette dernière va s’impliquer dans la scène Black-Metal d’extrême-droite avec le magazine « Napalm Rock » et l’association « Metal Assaut ». Profitant dans la région de l’appui d’André-Yves Beck qui, propulsé au comité central du Front National, a théoriquement quitté Grenoble pour devenir responsable de la communication au cabinet du maire FN d’Orange (l’ancien militant d’Occident Jacques Bompart), et ce, grâce au piston du professeur de droit grenoblois Hugues Petit (lui-même membre du bureau politique du parti et président de la Ligue pour la Vie).

Du coté deFabrice Robert et de son groupe Fraction Hexagone, on reste dans ce qui se fait de plus ignoble musicalement. Il s’agit d’une musique clairement fasciste. On retrouvera le groupe de Fabrice Robert aux cotés de noms emblématiques de la scène néo-nazie française, notamment « 9ème Panzer Symphonie » (qui fait encore occasionellement parlé d’elle et qui joue dans des RAC, comme celui qui s’est tenu la veille d’une violente agression à Lyon en 2012).

Fraction Hexagone RAC robert

Depuis un certains nombre d’années à Grenoble, Jean-Marc Vivenza s’impose alors avec l’Oeuvre Bruitiste comme un pionnier de la musique industrielle en France en même temps que comme cadre de Nouvelle-Resistance. Par la suite ses vues évoliennes le conduiront à rejoindre Synergie Européenne.

Plus tard, sous l’impulsion de ses jeunes militants, Fabrice Robert en tête, NRE va finalement ouvrir grand ses bras au RAC, avec le groupe de Robert mais aussi le Fanzine de Sebastien Legentil « Sound of Hammer ».

..et le mercenariat d’extrême-droite

L’un des terrains de lutte où vont se retrouver engagés les acteurs qui vont fonder dix ans plus tard le Bloc Identitaire et qui va être l’un des fils conducteurs de leur cheminement sera l’ex-yougoslavie où ils vont s’engager humanitairement et militairement. En 1991 Beck, suivi par une dixaine de militants grenoblois de Nouvelle-Resistance, se sont rendus en Croatie et se sont engagés comme mercenaires dans les Brigades spéciales anti-terroriste où « Légion-Noire Croate ». C’est l’époque de la sortie du premier numéro de la revue « La lutte du peuple »  de Nouvelle-Resistance.

Mercenaires Croatie

Si  Nouvelle-Resistance envoie ses militants combattre sur le front et s’implique dans le soutien humanitaire à la Croatie, elle n’est pas  la seule à s’y trouver, le GUD de Frédéric Chatillon (lui même financé  directement par le ministère de l’intérieur Syrien dont il se fait la caisse de raisonnance en France) est également sur le coup, mais la majorité des français qui vont  s’engager militairement en Croatie le feront néanmoins via les réseaux  de Michel Faci (membre de l’équipe  dirigeante du PNFE). Cet ancien du GUD  et de la FANE (qui s’est déjà fait  remarquer en se rendant un ans plus  tôt en Irak soutenir Sadam Hussein  et a bénéficié des largesses de la  DST) les intègre au sein de la HOS  (Hrvatske Oruzane Snage, en français  Force de Défense Croate, branche  armée du Hrvatska Stranka Prava, le Parti Croate du Droit).

Christian Bouchet expliqueras cet engagement en ces terme

« La lutte de libération nationale contre l’occupant américain était possible, comme était possible la lutte – inséparable à nos yeux – d’unification du continent européen. Pour ce faire, nous avions besoin d’une organisation européenne et, soit d’un Piémont, c’est-à-dire un pays européen où nous aurions pris le pouvoir et qui aurait joué ensuite le rôle du Piémont dans l’unification européenne, soit d’un poumon extérieur c’est-à-dire un pays européen ou non qui nous apporterait son soutien et qui nous servirait de base arrière. Il fallait donc agir sur les maillons faibles de l’impérialisme qui étaient pour nous les points chauds de l’ex-bloc soviétique et les régions touchées par des mouvements autonomistes insurrectionnels, et nous faire des alliés chez les pays et mouvements de libération en lutte contre l’empire yankee. »

L’expérience Unité Radicale

Beck sera reconduit dans ses fonctions au bureau politique de Nouvelle-Résistance en 1995 avant d’être exclu en 1996. A partir de Nouvelle-Résistance, André-Yves Beck va être l’artisan de nombreuses tentatives d’entrisme et de noyautage d’organisations politiques et culturelles notamment écologistes, la plus connue et médiatisée à lieu en 1992, les jeunes verts d’Ecolo-J se verront contraint d’exclure une vingtaine de leurs membres infiltrés par Nouvelle-Resistance.

Unité Radicale

Un an après la dissolution de Nouvelle-Résistance les deux cadres André-Yves Beck et Christian Bouchet vont participer, en 1998 à la fondation d’Unité radicale. Nouvelle-Resistance avait affirmé sa volonté à travers sa dissolution de participer à l’union des éléments radicaux se trouvant à la péripherie du FN. Et la nouvelle organisation qui voit le jour résulte de l’alliance entre le Groupe Union Défense, Jeune Resistance et la plate forme mise en place à la suite de la dissolution de NRE pour entreprendre la convergence des nationalistes-revolutionnaires et des néo-fascistes, l’Union des Cercle Résistance. À cette époque on pourra voir le rat noir du GUD s’inviter en couverture du magazine Jeune Resistance.

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La direction du mouvement est assuré par Christian Bouchet, son adjoint Sebastien Legentil et autour d’eux on retrouve Beck toujours sous son pseudonyme de « Frederic Larsen », Fabrice Robert et par la suite quelques autres individus parmi lesquels Guillaume Luyt venu du GRECE, le militant niçois et nouveau chanteur de « Fraction Hexagone » Phillippe Vardon et le languedocien Richard Roudier sous le pseudonyme de « Jorgi Roumegas ». Unité Radicale va être rejoint par un certains nombre de cadres venus des organisations nationalistes traditionelles comme Thierry Maillard de l’Oeuvre Française mais aussi Hervé Ryssen (ex-GUD, membre du MNR) où Olivier Gnutti (membre du MNJ, le mouvement de jeunesse du MNR) et ses rangs sont encore renforçés par l’arrivé des membre du GUD alors moribonds et des néo-nazis du PNFE sous l’influence de Michel Lajoye (alors incarceré après la dissolution de l’organisation en 1999). UR va reprendre les thêmes sociaux abordés par Troisième-Voie et Nouvelle-Résistance dont elle n’est à la base qu’une refondation sous un nouveau nom, cherchant à attirer vers elle des individus jusque là effrayés par son gauchisme.

Unité Radicale

Les membres d’Unité Radicale présents au sein du Front National vont activement soutenir la tendance mégrétiste puis rejoindre le MNR, la double appartenance avec Unité Radicale sera la seule autorisée au sein du parti mégrétiste. Au sein de l’extrême-droite radicale militante et structurée qui évolue au sein puis aux marges du FN, Unité radicale n’a dans le contexte de l’époque qu’un seul et principal concurrent : le courant identitaire volkisch rassemblé autour de Terre & Peuple. Toute deux affirment la nécéssité de bâtir une grande europe « euro-sibérienne », toute deux acceptent à bras ouverts les skinheads et les néo-nazis, les principaux clivages se situent au niveau du néo-paganisme revendiqué par Terre & Peuple mais pas par Unité radicale, la priorité à l’islamophobie chez la première et à l’anti-américanisme chez la seconde.

Fraction Fabrice Robert Philippe Vardon

Au sein de Fraction Hexagone (qui deviendra Fraction) les deux militants niçois Robert et Vardon vont lancer le mouvement RIF pour Rock Identitaire Français avec pour dessein de populariser une musique jusque là strictement cantonnée à la sphère skinhead néo-nazie. Unité Radicale crée deux labels « Martel en Tête » et « Europa Record » et Fabrice Robert « Bleu Blanc Rock ».

 

 Fabrice Robert qui est l’étoile montante de cette galaxie radicale a d’ailleurs saisi aussi très tôt l’interêt d’internet dans la diffusion de la propagande. Sa maitrise en science-politique se conclue d’ailleurs sur ces mots « Internet se présente, à ce titre, comme le vecteur idéal pour la création d’un vaste réseau relationnel dans lequel la musique est partie prenante » . Il va se servir d’Unité-Radicale comme terrain d’expérience infographique avec succès.

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Avant la dissolution d’Unité Radicale en 2002 aprés l’attentat par un de ses militants, Maxime Brunerie, contre Jacques Chirac et le soutien que l’organisation lui apporte, deux tendances vont s’affronter. Les Nationalistes radicaux d’un coté et de l’autre les identitaires convertis à l’ethnicisme différentialiste et à l’islamophobie grâce au travail acharné d’un ancien du GRECE distillant en son sein les thèses de la Nouvelle-Droite, Guillaume Faye. Un important conflit interne va porter sur la question israélo-palestinienne et le GUD sera le premier à claquer la porte de l’organisation qu’il considère comme étant devenue « sioniste » (vous avez déjà vu ça quelque part, pas de panique c’est normal). Six mois avant la dissolution, la tendance identitaire va prendre le contrôle de l’organisation. Les NR rasssemblés autour Christian Bouchet, Sébastien Legentil, Thierry et Maillard vont fonder diverses organisations, le « Reseau Radical » et le site « VoxNR » (Bouchet, Ryssen…), « Rebellion » avec Gnutti à Toulouse, le « Front des Patriotes » avec Legentil à Limoges, où en rejoindre d’autres déjà existantes comme le MNR (Maillard…) etc…

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La stratégie de l’équipe du futur Bloc Identitaire est jusq’ici plutôt limpide. Au début des années 90 ils quittent Troisième-Voie pour fonder une organisation qui tout en restant très radicale sort des sentiers battus pour s’aventurer sur le terrain de l’extrème-gauche où explorer de nouvelle pistes culturelles. Mais Nouvelle-Resistance reste un groupuscule peu axé sur l’action concrète. Nouvelle-Résistance tentera d’abord de rassembler des individus radicaux en s’engageant humanitairement et militairement dans le conflit croate. Si l’espace est déjà occupé et qu’elle doit alors composer avec d’autres organisations, des liens se créent. En prononçant sa dissolution tout en maintenant Jeune-Resistance, en créant parallèlement les Cercles Résistances et en s’alliant à ce qu’il reste du GUD, la petite bande réussit à démultiplier les étiquettes et à tripler ses adhérants, pour ensuite les réunir au sein d’Unité Radicale où elle adapte un peu le discours de Nouvelle-Resistance. Avec Unité-Radicale et grâce à leur alliance avec le MNR, ils vont pouvoir occuper le terrain d’une manière qui n’aurait pas été envisageable dans la précédente organisation. Devenus identitaires et majoritaires au sein d’Unité-Radicale ils poussent vers la sortie les derniers nationalistes-révolutionnaires. La dissolution suite à l’acte de Maxime Brunerie va mettre un coup d’arrêt à tout celà. Mais ce ne sera que pour mieux repartir.

Et enfin le Bloc Identitaire

En 2002 Unité Radicale est dissoute en tant qu’association de fait (effectivement Unité Radicale étant un label n’ayant aucune existence légale) mais on ne touchera pas aux différentes associations qui gèrent et coordonnent l’organisation. A ses débuts le Bloc Identitaire va en réalité être une reconstitution pure et simple d’Unité Radicale par son courant identitaire qui tente par la même occasion d’attirer les cadres du MNR (qui de son coté dégringole aussi). Les grandes lignes de la nouvelle organisation sont définies en août 2002 à Salon-en-Provence. Les Jeunesses-Identitaires dirigées par Philippe Vardon sont lancées cette même année, puis le Bloc Identitaire en 2003.

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La direction de la nouvelle organisation illustre bien le fait qu’il s’agit des mêmes militants que ceux d’Unité Radicale et leurs sympathisans au MNR. On retrouve en plus des militants identitaires déjà évoqués en tant que dirigeants d’Unité Radicale, Jean-Baptiste Santamaria, professeur de philosophie, ancien militant syndicaliste puis membre d’Unité radicale et du MNR à Lunel dans l’Hérault, Yvan Lajeanne ancien militant du FN qui sera ensuite reponsable du MNR en Franche-Comté qui quittera le BI pour rejoindre par la suite Terre et Peuple et la Nouvelle Droite Populaire, Christophe Praturlon ancien militant FN du Vaucluse, Arnaud Naudin qui sera rédacteur en chef de Novopress (pseudo agence d’information des indentitaires) et enfin Marie-Céline Bruneaut qui avec son compagnon Alexandre Parmentier fréquentait Unité Radicale, cette ancienne du FN puis du MNR pour lequel elle est est candidate à Rungis en 2002 participera deux ans plus tard au Rassemblement des Etudiant de Droite (RED).

Les nouveaux identitaires fort de leur experience passée vont reproduire un systeme de compartimentation et de morcellement de leur organisation. Ainsi le Bloc identitaire se distingue légalement de sa branche jeunesse et des multiples associations à travers lesquelles il mène ses activités. En 2005 la revue « Jeune Resistance » associé auparavant à Unité radicale devient ID, parmi les autre associations écran du Bloc-Identitaire, les plus importantes vont être le Comité d’Entraide des Prisonniers Européens (CEPE) dirigé par Roudier, Solidarité Des Français (SDF) et ses « soupes identitaires », la fausse agence de presse Novopress, et « Solidarité Kosovo » (pro-serbe) crée et dirigée par Arnaud Borella-Gouillon.

JI Gouillon

Ce dernier est un militant grenoblois fils de membres locaux du MNR, adhérant au Jeunesses Identitaires dès 2004 à l’âge de 17 ans, il sera impliqué dans les violences commises par des militants des Jeunesses Identitaires à Nice en avril 2005, comme l’avait été son frère Bertrand l’année précédente l se fait à nouveau remarquer par des agressions et des actions de déblocage pendant le mouvement étudiant contre la LRU en 2009. Aprés la convention Identitaire d’Octobre 2009 où le BI devient un parti politique, Arnaud Gouillon sera candidat des identitaires aux présidentielles. Une candidature qui tombera à l’eau de manière assez ridicule, faute d’avoir réunis assez signatures.

CEPE Richard Roudier Identitaire

Les dirigeants du Bloc identitaire savent remercier ceux qui les ont aidé. Ainsi Michel Lajoye, terroriste néo-nazi membre de l’Oeuvre Française puis du PNFE (auquel il adhère en prison), emprisonné pour avoir été à l’origine d’un attentat contre un café fréquenté par des immigrés, va bénéficier du soutien actif du CEPE de Richard Roudier. Le CEPE va produire de la propagande pour soutenir Lajoye et sera à l’origine d’un « Appel des 25 pour une grâce présidentielle de Michel Lajoye » Ils vont ainsi mener de front la campagne pour la libération de Lajoye qui aboutira l’année suivante. En plus de son livre « 20 ans, condamné à la prison à vie » paru en 2002 aux éditions d’extrême-droite Dualpha, il sort un « Mémoire » édité et distribué par l’Église Mondiale du Créateur dirigée en France par Olivier Devalez.

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Au sein de l’extrême-droite française le courant identitaire est sans aucun doute pour la dernière décennie, l’un de ceux qui a pris le plus d’initiatives concrètes et médiatisées dans tous les domaines. Durant presque dix ans les identitaires vont se distinguer du reste de l’extrême-droite radicale par une très grande visibilité médiatique, une forte présence sur internet et une stratégie de communication bien rodée. Ils disposent d’une forte base militante à Lyon et à Nice et s’allient à divers mouvements régionaux qui finissent par se confondre avec eux. Suivant leur stratégie métapolitique, ils se sont employés sans relâche à investir tous les terrains, surtout ceux abandonnés par le FN, et à occuper un maximum d’espace. Cela va par exemple de l’ouverture de locaux aux allures de centres sociaux et culturels et l’occupation de certains quartiers dans les grandes villes, à des démarches de retour à la terre…

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